Ils ont représenté l’agriculture normande à Paris

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Pas moins de 170 agriculteurs de notre région ont quitté leur exploitation pour venir exposer la crème des produits normands au Salon International de l’Agriculture. C’est l’heure du bilan et du retour aux sources.

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 » Les concours me passionnent »

Barbara Paris, éleveuse à La Cambe (14)

Barbara Paris élève des vaches de race normande depuis son enfance, avec ses parents. Elle a repris leur ferme de La Cambe (14) en 2015 et mène un troupeau de 60 têtes, à l’issue d’un solide cursus dans les lycées agricoles de la région et deux années d’expérience comme inséminatrice.
A bientôt 26 ans, elle dispute son 2e concours au Salon International de l’Agriculture de Paris, fière de la vache qu’elle a présentée.  » Intrépide, en cours de première lactation, a une morphologie assez exceptionnelle pour son âge ». Malgré ses qualités, la jolie vache de 3 ans n’est pas montée sur le podium. Il en faut bien plus pour décourager la jeune femme.  » Je suis passionnée par les concours, j’en dispute plusieurs par an ». Barbara fera tout pour être parmi les éleveurs sélectionnés pour Paris l’an prochain.



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 » La vache normande est idéale pour notre terroir »

Thomas Dumesnil, éleveur à Rouellé (61)

L’an dernier, c’était la consécration suprême. Avec Clochette, il a vécu un conte de fée, raflant tous les titres de la race normande : meilleure mamelle, meilleure laitière, prix d’honneur et logiquement Grande championne de Paris. En un mot, la plus belle vache de race normande de France. Et pour cette nouvelle participation ? Girouette, jeune vache née en 2011 décroche une belle 5e place, parmi les 40 sélectionnés au SIA 2017. Quel est le secret de cette réussite ? Les championnes de Thomas recevraient-elles quelques traitements de faveur ? Rien de tel.  » Toutes les vaches sont menées de la même façon. Elles vont tous les jours à la pâture. Il n’y a rien de plus sain qu’une vache qui se déplace ». Il faut aller à l’essentiel, rien de plus.  » Moi je suis dans le bocage, la normande est idéale pour notre terroir. C’est une race mixte, reconnue pour la qualité de son lait et de sa viande. »

Retrouvez Thomas Dumesnil dans son exploitation, quelques jours avant le départ pour le SIA 2017.


 Gérard Poirier, éleveur de percherons, Boitron (61)


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Paris c’est la consécration du paysan

Gérard Poirier, éleveur de percherons, Boitron (61)

Déjà céréalier et éleveur de vaches, Gérard Poirier a toujours su dégager du temps et de l’attention pour une quinzaine de percherons. Et puis la nature est bien faite :  » Les Percherons mangent l’herbe que la vache ne mange pas ». Chaque année, il emmène ses plus beaux chevaux disputer les concours locaux, puis le concours national du Haras du Pin en septembre. Dynamic, 915kg, gris pommelé (l’une des 2 robes caractéristiques de la race) a brillamment surmonté toutes ses étapes, pour être reconnu plus beau percheron parmi les 70 sélectionnés. Il est venu chercher son trophée à Paris et repart avec le prestigieux titre de meilleur étalon dans le concours  » Modèles et Allures ».
Gérard Poirier est fier de son parcours d’éleveur.  » J’entretiens la même lignée percheronne de mère en fille depuis 70 ans. Je vends des Percherons à l’étranger, notamment en Allemagne où je sais qu’ils sont bien traités ». Il aime venir à Paris, pour les rencontres qu’il y fait et puis aussi parce que  » venir chercher une récompense à Paris c’est la consécration du paysan ».


Jean Quiédeville, éleveur de cobs, Surtainville (50)


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Jean Quiédeville, éleveur de cobs, Surtainville (50)

 » A la maison, elle traîne une tonne »

Jean Quiédeville est très fier de Canaille de Nesque, sa jument de 5 ans. Avec 642 kg sous la robe, c’était la plus légère du concours. Et pourtant, elle a reçu le 1er prix en traction.  » Au troisième chargement, elle a emmené 10 personnes (le maximum proposé aux concurrents) et elle a réalisé le meilleur chrono ». Jean est agriculteur retraité mais il s’est gardé quelques hectares pour élever une dizaine de cobs normands.  » Jusqu’en 1973, on travaillait avec les cobs dans les champs. Lorsque je suis revenu de mon service militaire, mon père les avait remplacés par un tracteur ». Un changement qu’il digère mal. La passionné finit par racheter quelques chevaux de trait dans les années 90.  » J’ai toujours adoré les chevaux. Le cob est une race polyvalente qu’on peut monter et atteler. C’est un cheval facile à manier ». Pour remporter son prix, Canaille de Nesque a été préparée comme une athlète de haut niveau.  » Pendant trois mois, elle a fait des tractions de 45 min tous les deux jours. C’est une jument qui travaille au mental ».

L’essentiel
Agriculture, forêt, pêche, ressources marines

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